PASSÉ-PRÉSENT

La naissance d'Ampelidae :

Ampelidae est née le 1er Octobre 1995, de la passion de Frédéric Brochet pour le vin de son père dont il a souhaité faire découvrir au monde entier le potentiel. C'est dans la cave familiale de La Mailleterie que la jeune entreprise a vu le jour avec pour seul équipement 2 cuves de 11 hl et 18 hl, entourées de 3 barriques et d'un seau !

Frédéric Brochet, le Savant Vigneron :

Ne vous fiez pas aux apparences. Une allure sage un brin « premier de la classe », un regard incisif, un savoir encyclopédique et un panache tout professoral. Sa place ne serait-elle pas mieux au sommet d’une chaire d’université ? Il a flirté longtemps avec ces milieux académiques d’où il a récolté diplômes, places d’honneur, thèse de doctorat, publications. Mais, sa vraie nature n’est pas là. 

Certes, Frédéric Brochet a les qualités d’un scientifique : observateur, curieux, explorateur, patient et méthodique. Mais ce qui l’anime au dessus de tout, c’est une passion acquise depuis l’enfance, celle de la vigne. N’est-il pas incongru à 14 ans de rassembler, telle une collection précieuse, les vins de la consommation familiale dans un livre de cave ? Ne faut-il pas une fibre particulière pour consacrer ses week-ends et ses vacances d’adolescent dans les 49 ares de vignes anecdotiques de l’histoire des Brochet ? Enfin, ne faut-il pas une passion déraisonnable pour décider de créer son entreprise viticole en parallèle de ses études, à partir de rien d’autre que ces 49 ares (et 15 centiares) et en marge de toute appellation reconnue. Que de nuits froides dans les caves troglodytes de Marigny-Brizay à surveiller les fermentations  et de journées à déjouer l’impatience des banquiers ! 

C’est donc en 1995, au cours de sa première année de thèse de doctorat en oenologie et ampélologie (« Aspects cognitifs de la dégustation ») que Frédéric Brochet bâtit un Domaine sous le nom d’Ampelidæ (du grec Ampelos, la Vigne), autour des quelques vignes ancestrales. 

Son ambition : créer une identité viticole de référence à partir d’un terroir sans notoriété; le sien. 

Ses secrets : une endurance proche de celle d’un coureur de fond et un cycle de sommeil équivalent à un tour-du-mondiste solitaire. 

Aujourd’hui, Frédéric Brochet est vigneron. Savant et Vigneron. Ça existe. Comme le Jing et le Jiang, Le Blanc et le Jaune ou le Rouge et le Noir. Comme dit la chanson : « Il n’a pas trouvé mieux ». Plus que jamais ancré dans ses vignes, toujours en osmose avec ses cuves, son centre de gravité est le terroir de Marigny. 

Ampelidae, un modèle économique régional sur un terroir méconnu :

Il faut assurément du génie et de l’extravagance pour se donner l’ambition de devenir une référence viticole française en faisant du vin dans la Vienne, en pays poitevin. 

Pour les mordus d’attractions, la Vienne est la terre du Futuroscope. Pour les fins gastronomes, elle évoque le tourteau fromager, le farci, la compote de lapin et le chabichou. Pour les historiens et néanmoins oenophiles, elle rappelle pourtant une région viticole fameuse ayant connu ses heures de gloire dans un passé médiéval. 

C’est sur une butte témoin du crétacé supérieur, à 153 mètres d’altitude et dominant tout le sud du département de la Vienne, que culmine Ampelidæ, niché sur la commune de Marigny-Brizay, le coeur des domaines de Frédéric BROCHET (le Manoir de Lavauguyot, La Mailleterie et le Château des Roches). Un terroir dépourvu de notoriété ? Qu’à cela ne tienne ! Marigny-Brizay n’est pas Vosne-Romanée, ni Saint-Emilion, mais Frédéric Brochet compte bien démontrer que l’histoire d’une terre se construit avec ses hommes. 

On peut dire aujourd’hui que le chemin parcouru aura été long, puisque les domaines totalisent désormais 60 hectares en propre, 50 autres exploités en fermage, draine les récoltes de 110 hectares du vignoble environnant et emploie 30 personnes à plein temps. 

Le soutien inconditionnel d'une équipe jeune et de celui de ses amis et voisins anglais, Kate et Benji Meuli, amoureux du vin et du Poitou, ses « business angels », seront les bases d’une croissance ambitieuse. D’une petite parcelle de 49 ares, qui produit aujourd’hui le très emblématique vin PN 1328, les domaines produisent aujourd’hui l'équivalent de 3 Millions de bouteilles et contribuent, de manière directe, à faire survivre tout un pan de la viticulture locale et de l’emploi sur le département. 

Faut-il ajouter le bel exemple apporté par l’exercice de l’agriculture biologique sur un Domaine de cette ampleur. Sans compter les petits « à côté » du Domaine : blé bio, orge, tournesol, sarrasin. Vive l’autarcie !